dimanche 27 septembre 2009

La démolition de l'Eglise, visions d'Anne-Catherine Emmerich

Prophétie pour notre Temps :
Anne-Catherine Emmerich,
Bienheureuse, béatifiée par le pape Jean-Paul II, le 3 octobre 2004
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LA DÉMOLITION DE L’ÉGLISE_
J’ai vu des gens de la secte secrète saper sans relâche la grande Église...
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Et j’ai vu près d’eux une horrible bête qui était montée de la mer. Elle avait une queue comme celle d’un poisson, des griffes comme celles d’un lion, et plusieurs têtes qui entouraient comme une couronne une tête plus grande. Sa gueule était large et rouge. Elle était tachetée comme un tigre et se montrait très familière avec les démolisseurs. Elle se couchait souvent au milieu d’eux pendant qu’ils travaillaient ; souvent aussi, ils allaient la trouver dans la caverne où elle se cachait quelquefois.
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(Anne-Catherine, cette ignorante, n’avait sans doute jamais lu l’Apocalypse dont pourtant, elle voit la bête du chapitre XIII... L’Empire qui venait d’asservir l’Église Napoléon s’emparant du Pape ....Plus tard l’on verra les impérialismes allemand et russe, si semblables et si contraires, vouloir étendre leur hégémonie à l’univers. Mais quand viendra le dernier, le Prince de ce monde, sans doute voudra-t-il, pour que son emprise soit totale, dominer sur les âmes comme il régnera sur les peuples, nouveau Dieu sur la terre.)
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Pendant ce temps, je vis ça et là, dans le monde entier, beaucoup de gens bons et pieux, surtout des ecclésiastiques, vexés, emprisonnés et opprimés, et j’eus le sentiment qu’ils deviendraient un jour des martyrs.
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Comme l’Église était déjà en grande partie démolie, si bien qu’il ne restait plus debout que le choeur avec l’autel, je vis ces démolisseurs pénétrer dans l’Église avec la bête.


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Quand la bête demeurait dans sa "caverne"; elle commandait de l’extérieur. Les ouvriers d’iniquité parmi lesquels de nombreux prêtres, se rendaient auprès d’elle, recevaient ses ordres et les exécutaient dans l’Église. Ainsi parvinrent-ils, patiemment à la détruire pierre à pierre.
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Mais voici, l’enceinte étant tombée, que la Bête, elle-même va pouvoir pénétrer dans le sanctuaire. Pénétrant dans l’Église avec la bête, les démolisseurs y trouvèrent : Une grande femme pleine de majesté. Il semblait qu’elle fut enceinte, car elle marchait lentement ; les ennemis furent saisis d’effroi à sa vue et la bête ne put plus faire un pas en avant. Elle allongea le cou vers la femme de l’air le plus furieux, comme si elle eut voulu la dévorer. Mais la femme se retourna et se prosterna la face contre terre. Je vis alors la Bête s’enfuir de nouveau vers la mer et les ennemis courir dans le plus grand désordre.
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La femme enceinte, mais c’est la femme en proie aux douleurs de l’enfantement que nous montre l'Apocalypse. Qu’est-elle donc ? La Vierge Marie ? Oui Marie ; mais Marie, non pas ici Mère de Jésus -la tête- mais Marie, Mère des membres : l’Église donnée et perdue en Marie…
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Je vis l’Église de saint Pierre et une énorme quantité d’hommes qui travaillaient à la renverser, mais j’en vis aussi d’autres qui y faisaient des réparations.
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Des lignes de manoeuvres occupés de ce double travail s’étendaient à travers le monde entier et je fus étonnée de l’ensemble avec lequel tout se faisait. Les démolisseurs détachaient de gros morceaux ; c’était particulièrement des sectaires en grand nombre et avec eux des apostats. Ces gens, en faisant leur travail de destruction, semblaient suivre certaines prescriptions et une certaine règle :
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ils portaient des tabliers blancs bordés d’un ruban bleu et garnis de poches, avec des truelles fichées dans la ceinture. Ils avaient d’ailleurs des vêtements de toute espèce ;
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il se trouvait parmi eux des hommes de distinction, grands et gros avec des uniformes et des croix, lesquels, toutefois ne mettaient pas eux-mêmes la main à l’ouvrage, mais marquaient sur les murs avec la truelle, les places où il fallait démolir. Je vis avec horreur qu’il y avait aussi parmi eux des prêtres catholiques.
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Déjà toute la partie antérieure de l’église était abattue ; il n’y restait plus debout que le sanctuaire avec le Saint-Sacrement.
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J’ai vu l’église de Saint-Pierre : elle était démolie, à l’exception du choeur et du maître-autel (10 septembre 1820)._
J’eus encore le tableau des démolisseurs s’attaquant à l’église de saint Pierre ; je vis encore comment, à la fin, Marie étendit son manteau au-dessus de l’église et comment les ennemis de Dieu furent chassés.
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Mai 1823 - J’ai eu de nouveau la vision de la secte secrète sapant de tous côtés l’église de saint Pierre. Ils travaillaient avec des instruments de toute espèce et couraient ça et là, emportant des pierres qu’ils en avaient détachées. Ils furent obligés de laisser l’autel, ils ne purent pas l’enlever. Je vis profaner et voler une image de Marie.
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Je me plaignis au Pape et lui demandais comment il pouvait tolérer qu’il y ait tant de prêtres parmi les démolisseurs.
Je vis à cette occasion pourquoi l’Église a été fondée à Rome ; c’est parce que c’est là le centre du monde et que tous les peuples s’y rattachent par quelques rapports. Je vis aussi que Rome restera debout comme une île, comme un rocher au milieu de la mer, quand tout, autour d’elle, tombera en ruine.
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Si toutes les lois naturelles et surnaturelles ne sont pas aujourd’hui totalement ruinées, elles sont cependant largement fissurées, certaines ne paraissant plus tenir que par miracle.
Lorsque je vis les démolisseurs, je fus émerveillée de leur grande habilité. Ils avaient toutes sortes de machines ; tout se faisait suivant un plan ; rien ne s’écroulait de soi-même. Ils ne faisaient pas de bruit ; ils faisaient attention à tout ; ils avaient recours à des ruses de toute espèce, et les pierres semblaient souvent disparaître de leurs mains.
Quelques-uns d’entre eux rebâtissaient ; ils détruisaient ce qui est saint et grand et ce qu’ils édifiaient n’était que du vide, du creux, du superflu. Ils emportaient les pierres de l’autel et en faisaient un perron à l’entrée.
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