mardi 5 octobre 2010

La Fondation Jérôme Lejeune : 1er recours en illégalité contre une décision de l’Agence de biomédecine autorisant des recherches sur les cellules embryonnaires humaines

A l’occasion de la présentation le 5 octobre 2010 du rapport annuel de l’Agence de la biomédecine (ABM) devant l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, et dans la perspective de la révision de la loi de bioéthique, la Fondation Jérôme Lejeune informe qu’elle a lancé une action en justice contre une autorisation de recherches sur des cellules embryonnaires humaines.

L’audience publique a eu lieu jeudi 30 septembre au tribunal administratif de Paris en présence de la directrice générale de l’Agence de biomédecine et du président de la Fondation Jérôme Lejeune.

Fin septembre 2008, la Fondation Jérôme Lejeune a initié un recours en illégalité contre une décision de l’Agence de biomédecine d’autoriser le laboratoire i-Stem, dirigé par le Pr Marc Peschanski, à mettre en œuvre un protocole de recherche visant à modéliser la dystrophie musculaire facio-scapulo-humérale par l’utilisation de cellules souches embryonnaires humaines porteuses de la mutation.

Pour la Fondation Jérôme Lejeune, ce programme n’aurait jamais dû être autorisé.

En effet, en France, la recherche sur l’embryon humain est interdite. Il s’agit là d’un principe fondamental de la loi bioéthique française, sanctionné pénalement. Depuis 2004, à titre expérimental, des dérogations peuvent être autorisées sous réserve du respect de deux conditions cumulatives* :
Les recherches sur l’embryon humain doivent permettre "des progrès thérapeutiques majeurs" et ne pas pouvoir être poursuivies par "une méthode alternative d’efficacité comparable". C’est à celui qui déroge d’en apporter la justification. suivre le fil...

2 commentaires:

  1. C'est bien !
    Mais il ne faut laisser à l'Agence la liberté de faire tout ce qu'elle veut. L'Agence pourrait avoir de plus en plus de pouvoirs avec les nouvelles lois. L'utilisation de cellules souches embryonnaires laisse notre pays bien en retrait par rapport aux pays dans laquelle la recherche a du poids!

    RépondreSupprimer
  2. Bonsoir Dr Clemente,

    les juristes ont de beaux jours devant eux et les laboratoires de recherche qui s'appuient sur leurs compétences pour leur permettre de déroger aux lois de bioéthique... En matière juridique La Fondation Lejeune n'est pas en reste. La recherche risque de prendre du retard, et perdre de l'argent dans ces combats. Et, son âme ? Il n'est pas question de cela me direz-vous, il est question de chair, de cellules, de vivant sans âme justement.
    Non, la recherche a du poids dans la mesure où elle est éthique, et cadrée au carré par les lois. La Fondation Lejeune vibre de vie dans la transmission de ce message, c'est sa vraie force.

    Merci pour votre message,

    anne.kerjean

    RépondreSupprimer