vendredi 15 juillet 2011

Rodrigo Garcia met en scène les Evangiles dans "Golgota picnic". Il va falloir trouver autre chose qu'un pic à glace...


Golgota picnic, le spectacle blasphématoire contre lequel il nous faut nous mobiliser.
Il y a quelques jours, je vous annonçais que Civitas allait consacrer une part importante de sa session d'été à préparer la mobilisation contre un spectacle blasphématoire prévu l'hiver prochain à Paris et je lançais un appel à toutes les bonnes volontés prêtes à nous offrir leurs services dans le cadre de ces préparatifs. (...)
Voici donc quelques éléments concernant ce spectacle blasphématoire. Intitulé "Golgota picnic", il est prévu à l'affiche du Théâtre du Rond-Point à Paris du 8 au 17 décembre prochains. Le metteur en scène Rodrigo Garcia prétend revisiter ici les Saintes Ecritures et parle d'approche "absolument impudique" destinée à présenter l'iconographie chrétienne comme l'image de "la terreur et de la barbarie".
"Je m'autorise même la licence poétique de dire qu'avec un tel passé iconographique, il est normal de violer des petits garçons", ose déclarer ce Rodrigo Garcia.
Si, dans le dossier de presse de ce "Golgota picnic", Rodrigo Garcia explique avoir construit son propre imaginaire biblique, celui-ci se traduit par un langage et des images obscènes. Le Christ est appelé ici "el puto diablo" et est comparé à un terroriste. Sa plaie ultime de crucifié est remplie de billets de banque. Des hamburgers jonchent le sol de la scène de spectacle pour parodier de façon grotesque la multiplication des pains. Et c'est nu que le chef d'orchestre italien Marino Formenti interprète au piano l'air des "Sept dernières paroles du Christ en Croix" de Haydn. Mais Marino Formenti n'y voit pas malice puisque "les acteurs (...) sont nus très souvent aussi".
Et c'est dans le cadre du prestigieux "Festival d'automne" que ce spectacle blasphématoire se voit programmé. Un Festival d'automne présidé par l'acteur Pierre Richard. Un Festival d'automne qui compte de nombreux partenaires institutionnels (le Ministère de la Culture, le Ministère des Affaires étrangères et européennes, le Conseil Régional d'Île-de-France, la Mairie de Paris, Air France,...). Un Festival d'automne qui s'appuie également sur de généreux mécènes tels que la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent, la société anonyme Baron Philippe de Rothschild, EDF, le Crédit Coopératif, Arte, etc.
Autant de partenaires institutionnels et de mécènes qui nous diront ne pas intervenir dans la programmation de ce "Festival d'automne" mais dont nous doutons sérieusement qu'ils resteraient muets si cette programmation prévoyait un spectacle au contenu judéophobe ou islamophobe.
Joué précédemment en Espagne, ce spectacle blasphématoire y avait provoqué un véritable tollé, suscitant une question au Parlement, puis des manifestations devant le théâtre. A quoi le metteur en scène Rodrigo Garcia se contente de répondre : "Mes pièces sont toujours mal reçues. Une bonne partie du public est bête (...)". suivre le fil...

1 commentaire:

  1. Nous sommes peut-être bêtes en tant que public, mais Garcia est un lâche!

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