mardi 8 janvier 2013

Frigide Barjot demande que le débat sur le mariage homosexuel s'ouvre "partout et dans toutes les écoles"

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Toujours en première ligne contre cette réforme, elle ne pense pas que l'école doive rester un lieu neutre face au débat public.

La lobbyiste catholique Frigide Barjot a demandé dimanche que le débat sur le mariage homosexuel s'ouvre "partout et dans toutes les écoles", en réponse à la mise en garde de Vincent Peillon à l'enseignement catholique. "Le débat doit s'ouvrir partout et dans toutes les écoles" et "il ne faut pas qu'il y ait de présomption d'homophobie", a-t-elle déclaré à l'AFP en marge d'une table ronde organisée au sein d'un lycée catholique de Jouy-le-Moutier, à l'initiative des paroisses catholiques de Cergy et de l'Hautil.
"Homophobes par nature"
"Le non-débat, la non-liberté, c'est plus fort que tout. Vous êtes par nature homophobes, ça, c'est dit, et comme ça, le débat est clos", a ironisé l'humoriste devant une salle de plus de 200 personnes. Frigide Barjot, de son vrai nom Virginie Tellenne, a réussi en quelques semaines, avec son style provocateur, à prendre la tête de la fronde contre l'ouverture du mariage et de l'adoption aux homosexuels. 
Le ministre de l'Éducation nationale, Vincent Peillon, a demandé vendredi aux recteurs "la plus grande vigilance" concernant le débat sur le mariage homosexuel dans les établissements catholiques, afin qu'il n'alimente pas l'homophobie. "Il vous appartient en effet de veiller à ce que les débats qui traversent la société française ne se traduisent pas, dans les écoles et les établissements, par des phénomènes de rejet et de stigmatisation homophobes", avait écrit le ministre dans un courrier. "Je vous appelle à la plus grande vigilance à l'égard des conditions du débat légitime qui entoure le mariage pour tous (...) notamment dans les établissements privés sous contrat", avait-il ajouté.
Cet appel est intervenu avant la manifestation du 13 janvier contre le projet de loi sur le mariage homosexuel et un peu moins d'un mois après une lettre du secrétaire de l'enseignement catholique, Éric de Labarre, aux chefs d'établissement, suggérant d'y organiser des débats.

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