vendredi 5 juillet 2013

Les Veilleurs : Dérapages à l’Elysée, lettre ouverte de Madeleine



lejdv.fr - Témoignage de Madeleine sur la fin de veillée à l’Elysée mercredi soir. «Cette République française que j’aime tant »

J’arrive devant l’Elysée avec trois autres Veilleurs : deux personnes sont déjà présentes. Nous nous plaçons sur le trottoir et lisons en silence. Tout d’un coup, une cinquantaine de policiers et de CRS solidement cuirassés arrivent, tandis que d’autres Veilleurs nous rejoignent : nous sommes dix, puis trente, puis cinquante, debout, en silence, à plusieurs mètres d’intervalle les uns des autres. Les CRS et gendarmes ne cessent d’affluer, la disproportion de leurs dispositifs, comme toujours, est flagrante. Soudain, une directive fuse dans le silence de la nuit : « Allez les gars, on les pousse ! » L’objectif de ces hommes : créer un attroupement et provoquer une situation illégale. Nous n’avons pourtant reçu aucune sommation.
Nous restons debout, en silence, mais les policiers commencent à charger. Certains Veilleurs se laissent faire, docilement ; d’autres choisissent de s’asseoir, mais tous se mettent à chanterL’EspéranceSoudain, une jeune fille crie de douleur : un policier la pousse tout en lui pinçant très violemment la colonne vertébrale. Les forces de l’ordre précipitent sur nous les veilleurs qui n’ont pas eu le temps de s’asseoir. Je suis piétinée et me recroqueville en me couvrant tant bien que mal le visage. Je finis par lever la tête et demande avec détresse au premier CRS que j’aperçois de venir me porter secours, car je suis écrasée dans la bousculade : il m’extrait de la cohue, tout en me faisant une clé de bras, alors que je ne demandais qu’à être retirée de cette poussée aveugle. Je comprime ma douleur et subis cette violence gratuite en silence. Seulement, une fois debout, je suis poussée par un autre policier qui m’administre au passage une grande claque dans le dos, me faisant voler sur plus d’un mètre. Un collègue, en l’apercevant, intervient et lui demande alors de se calmer : il faut dire que la vue d’un mastodonte cuirassé en train de frapper une jeune fille d’1m67 pour 48 kilos doit être difficilement supportable. suivre le fil...
Merci Rachel.

2 commentaires:

  1. « Nous n’avons pas peur parce que nous puisons notre courage dans l’amour de notre Cité et de l’Homme. »

    Pas l’amour de Dieu, mais l’amour de l’homme.
    Même camp que le gouvernement, issu de la Révolution.
    Je suis triste pour Madeleine.

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  2. Il ne faut pas être triste. Ce qu'elle a vécu lui permettra peut-être de réaliser certaines choses. Gardez confiance et nous, restons nous-mêmes, c'est-à-dire catholiques avant tout.

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