vendredi 6 septembre 2013

Abbé Pages : Lettre ouverte au Pape François au sujet de son Message aux musulmans pour la fin du Ramadan

Très Saint-Père,
Loué soit Notre Seigneur Jésus-Christ qui vous a confié la mission de conduire son Église !
Permettez-moi au nom de nombreuses personnes choquées par votre lettre aux musulmans à l’occasion de l’Id al-Fitr[1], et en vertu du canon 212 § 3,[2] de vous faire part des réflexions de cette Lettre ouverte.
En saluant avec « un grand plaisir » les musulmans à l’occasion du ramadan considéré comme un temps consacré « au jeûne, à la prière et à l’aumône », vous semblez ignorer que le jeûne du ramadan est tel que « le chariot moyen d’une famille qui fait le ramadan augmente de 30 % » [3], que l’aumône musulmane est à destination des seuls musulmans nécessiteux, et que la prière musulmane consiste à notamment rejeter cinq fois par jour la Foi en la Trinité et en Jésus-Christ, à demander la faveur de ne pas suivre le chemin des égarés que sont les chrétiens... De plus, durant le ramadan, la délinquance augmente de façon vertigineuse.[4]  Y a-t-il réellement en ces pratiques quelque motif d’éloge possible ? 
Votre lettre affirme que nous devons avoir de l’estime pour les musulmans et « spécialement envers leurs chefs religieux », mais vous ne dites pas à quel titre. Puisque vous vous adressez à eux en tant que musulmans, il s’en suit que cette estime s’adresse aussi à l’islam. Or, qu’est-ce que l’islam pour un chrétien, sinon, puisqu’« il nie le Père et le Fils » (1 Jn 2.22), un des Antichrist les plus puissants qui soient, en nombre et en violence (Ap 20.7-10) ? Comment peut-on estimer à la fois le Christ et ce qui s’oppose à Lui ? suivre le fil... 

11 commentaires:

  1. Bonsoir Anne,
    L'abbé Pagès a raison. Il y a quelque chose qui ne va pas chez notre "très saint Père".
    Comment le chef des catholiques peut-il saluer les fêtes musulmanes et rester silencieux face à l'islamisation de notre continent ?
    C'est incompréhensible.

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  2. Bonjour Louis,

    L'Abbé Pagès connait son sujet et il ne manque pas de courage dans la liberté de parole qui est la sienne. Parole à couper au couteau. Le contraste est d'autant plus "tranché" si je puis dire, que le Pape ne l'est pas. Il pourrait au moins éviter de placer l'Eglise dans la contradiction en accueillant ce qui est contraire à notre Foi. C'est tout le dilemme dans lequel Vatican II place l'Eglise qui aujourd'hui doit faire face à une réelle menace islamique.

    Le dialogue inter-religieux prôné par Vatican II, ressort plus de l'idéologie que de l'Esprit Evangélique, quand il n'est pas fondé sur le discernement et la Vérité.

    N'oublions pas les Paroles du Christ : "Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent pas tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps."

    C'est avec ces Paroles que le Christ nous envoie proclamer la Bonne Nouvelle.

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    1. Bonjour Anne,
      Mais pourquoi le pape accueille-t-il ce qui est contraire à la foi ? C'est la question qu'il faut se poser.

      Le dilemme ? quel dilemme ?
      Oui ou non l'Eglise du Christ est-elle l'unique moyen de salut ?


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    2. Jésus a dit : "Je Suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Et l'Eglise est l'unique moyen par lequel Jésus nous donne Sa Vie et Sa Parole.

      Notre époque est à l'ouverture, à la mixité, à l'égalitarisme, au relativisme, à l'indifférenciation, à l'inversion des rôles et à la bassesse des comportements dans le cadre de lois dégénérées... etc. Cela ressemble à une promesse de paradis sur terre pour tous les humains. Tous pareilles dans une vie sans contrainte.

      L'Eglise navigue dans ces eaux troubles.

      Dans l'ouverture Papale, à ses frères musulmans, on peut lire ici :

      "Fidèle au ton inaugural de son pontificat tourné résolument vers l’autre, ce frère en Dieu, le Pape François entend marcher sur les pas de l’illustre Saint François d’Assise, dont il a pris le nom en hommage à la dignité de son sacerdoce, en soulignant l’amour voué par ce dernier pour Allah et pour toutes ses créatures, qui s’est traduit par une ardente volonté de tisser des liens avec les musulmans."

      http://oumma.com/19123/pape-francois-adresse-chaleureuses-felicitations-aux-m

      L'ouverture du Pape aux musulmans transforme la Personne de Jésus-Christ en "Allah" dans le résumé de ses propos, rédigé par un musulman.

      Le mot "Allah" évite d'écrire le Nom de Jésus, Fils de Dieu.

      St François a reçu les plaies du Christ dans son corps. Il a souffert la Passion de Jésus. Le rédacteur choisit de transcrire ce qui est acceptable pour ses lecteurs musulmans plutôt que de restituer des éléments constitutifs de la Foi de l'Eglise au travers de son représentant.

      Voilà ce à quoi on aboutit : à l'amalgame et à la négation.

      Avec ce Pape, j'ai l'impression de voir un petit enfant caresser un loup. L'humble saint-François parlait aux animaux, non ? Il nous faut croire aux miracles plus que jamais. Et prier pour que les chrétiens d'Orient gardent espoir et confiance dans le but que poursuit notre Pape, malgré les ténèbres environnants.

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    3. Bonsoir Anne,
      Moi aussi, "avec ce Pape, j'ai l'impression de voir un petit enfant caresser un loup."
      Mais pour ce qui est de croire au miracle, je suis moins optimiste que vous, surtout lorsqu'on joue avec le feu. C'est provoquer le destin.
      François Ier n'est pas saint François d'Assise.

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    4. Bonsoir Louis,

      Il ne faudrait pas que notre Pape ressemble au Père Noël des Musulmans. D'ailleurs même le Père Noël ne fait pas de cadeau aux enfants qui ne sont pas sages. Si seulement il était question d'être sage, mais avec l'islam, il est question de barbarie.

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    5. Et pour ceux qui ferment les yeux sur la barbarie: complicité de barbarie.
      Dieu jugera.

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    6. Louis,

      priez pour notre Pape, il a besoin de notre soutien.

      Soyez dans la paix.

      anne

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  3. (Tous "pareils" c'est mieux !)

    Je voudrais m'arrêter sur cette phrase qui est digne de n'importe quel journaliste ne connaissant pas l'esprit des catholiques. Le regard est extérieur et les mots pompeux. Plus adaptés à des hommes politiques qu'à notre Pasteur.

    Je change les personnes pour exprimer l'esprit politique plus que religieux de la tournure de cette phrase :

    "le Président François Hollande entend marcher sur les pas de l’illustre Président François Mitterrand, dont il a pris le nom en hommage à la dignité de son ministère,"

    Le vrai sens étant :

    "le Pape François entend marcher sur les pas de l'humble Saint François d’Assise, dont il a pris le nom en hommage à la pauvreté de sa vie,"

    En d'autres termes, notre Pape se cache derrière le plus pauvre, lui qui est le premier dans l'Eglise par son autorité.

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  4. Je crois constater un certain "rapprochement des cultures" :


    « Je suis suivi par un prêtre, le père O. . Je ne cesse de le question et les réponses qu’il m’apporte ne me convainquent pas. J’ai toujours un argument à lui opposer. Or il se montre assez fermé au dialogue. Il veut m’imposer son point de vue. C’est lui le prêtre, le « spécialiste de Saint Paul » comme il dit ! La manière de faire du père O me choque réellement dans mes habitudes culturelles. Rappelez vous que dans le judaisme, on a l’habitude de la dispute, au sens médiaeval, telle que je l’ai pratiquée à la yeshiva. La disputatio est intégrée aux études, à la manière dont Saint Thomas d’Aquin défendait en son temps ses points de vue théologiques. A la yeshiva, on peut ne pas être d’accord avec le maitre. (…) C’est mon cher Père O qui m’a baptisé, au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit, en poussant un immense soupir de soulagement .. ou d’épuisement ! Que Dieu le bénisse. » Jean-Marie Elie Setbon

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