dimanche 23 février 2014

L'île (Остров) de Pavel Semionovitch Lounguine (vidéo)



Synopsis 
Pendant la Seconde Guerre mondiale, en Russie. Anatoli, un jeune marin, et son capitaine et ami Tikhon, transportent du charbon dans leur bateau. Un soir, ils sont arraisonnés par un bateau allemand. L'officier ennemi propose la vie sauve à Anatoli s'il tue Tikhon. En proie aux affres de la peur, Anatoli, la mort dans l'âme, tire sur son capitaine, qui tombe à l'eau. Les Allemands minent le bateau et repartent, laissant Anatoli à bord. Le bateau explose. À moitié mort, Anatoli échoue sur le rivage d'une petite île sur laquelle se trouve un monastère orthodoxe. Les moines de l'île le trouvent et le portent au monastère.

Trente-quatre ans plus tard, sur la même île. Anatoli est devenu moine et est affecté à la chaudière du monastère. Miné par le remords et fol en Christ, il se réfugie souvent dans la solitude sur une petite île voisine qu'il gagne en barque pour crier sa peine et implorer le pardon divin pour avoir tué son capitaine...

1 commentaire:

  1. la scène entre la jeune fille et Anatoli, à la minute 13 et suivante

    la jeune fille demande une bénédiction pour un avortement et Anatoli sait lui rendre le sourire

    il lui enlève le désespoir en lui disant que pour elle il était écrit qu'elle ne se marierait pas, il lui rend la joie en lui disant qu'elle aura pour se consoler un petit garçon d'or ( zolotoï)

    scène incompréhensible je crois ici :qui peut comprendre ici qu'il faut admettre ce qui était écrit, la fatalité, s'y résigner et pour autant aller de l'avant ? personne .

    incompréhension qui nous tue, qui nous fait haïr la Russie d'aujourd'hui.

    ici, nous nous croyons obligés de forcer le cours des choses, nous sommes convaincus que nous le pouvons toujours et que notre plus grand crime est de ne pas y parvenir, au point de ne plus voir les mals que nous faisons dans ces tentatives hasardeuses,

    nous restons dans le désespoir de n'y pas parvenir lorsque ces tentatives échouent, nous nous en voulons, nous cherchons les coupables de cet échec, de cette réalité, et nous les haissons,

    nous sommes incapables de voir la perversité de certains qui se réclament de ces tentatives pour abuser des faibles, nous les pensons valeureux, exemplaires de ne pas accepter la fatalité, et nous haissons ceux qui appellent au secours contre leurs actes de perversité



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