samedi 15 février 2014

Origine de Vincent Peillon : le saviez-vous ?

Vincent Benoît Camille Peillon est le fils de Gilles Peillon1 (1928-2007), banquier et communiste, qui fut directeur général de la première banque soviétique hors d'URSS2, la Banque Commerciale pour l'Europe du Nord – Eurobank, puis de la banque franco-algérienne Union méditerranéenne de banque3. Du côté maternel, il est issu d'une famille juive alsacienne4 : sa mère, Françoise Blum, née en 1930, fut directrice de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), spécialiste en physiopathologie de l'hypophyse ; son grand-père était le professeur Léon Blum (1878-1930)5, spécialiste de la physiopathologie rénale à Strasbourg, initiateur de l'insulinothérapie en France, fils aîné du rabbin Félix Blum (1847-1925) et de Jeannette Lederman ; sa grand-mère Thérèse Lion (1894-1985) est la fille d'un assureur de Moselle, avocate et féministe, dont le militantisme marqua particulièrement le jeune Vincent6 ; son oncle maternel est Étienne-Émile Baulieu (né Étienne Blum), coinventeur de la pilule RU 486, professeur honoraire au Collège de France, et sa tante maternelle est Suzanne de Brunhoff économiste au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), belle-fille du créateur de Babar7.

Vincent Peillon est le frère du journaliste Antoine Peillon8.

Il est père de quatre enfants : deux filles nées de son premier mariage, dont l'aînée, Salomé, à partir de février 2013, chargée de mission à l'Institut français d'Israël dans le cadre d'un volontariat international9,10, et deux fils nés de son union en secondes noces avec la journaliste Nathalie Bensahel11, rédactrice en chef adjointe au service « Notre Époque » de l'hebdomadaire du Nouvel Observateur12.
(...)
Repéré alors par Pierre Moscovici, il est détaché en 1992 au cabinet du président de l'Assemblée nationale Henri Emmanuelli, dont il écrit les discours. Il obtient également en 1992 un doctorat en philosophie à l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne avec une thèse sur Merleau-Ponty. Après le changement de majorité en 1993, il enseigne au lycée Joliot-Curie à Nanterre et au lycée La Folie-Saint-James à Neuilly-sur-Seine.

Il est élu député de 1997 à 2002, puis à la suite de sa non-réélection, il est accueilli en détachement durant deux ans au CNRS sur un poste de directeur de recherche, poursuivant ses travaux sur Ferdinand Buisson et les origines de la laïcité et de la philosophie républicaine. Il est élu député européen en 2004, et réélu en 2009. Spécialiste du socialisme pré-marxiste et d’auteurs tels que Jean Jaurès, Edgar Quinet, ou Pierre Leroux, il a publié plusieurs ouvrages relatifs à l’histoire de la pensée socialiste et républicaine.


1 Durant la Guerre froide, cette banque servait de banque de dépôt pour le Parti Communiste Français et ses organisations : ainsi, le PCF y disposait de 219 comptes et la CGT de 200 comptes, le tout avec plusieurs dizaines de millions de francs (cf. Jean-François Revel Mémoires, Le voleur dans la maison vide (p.549.)"
2 Vincent Peillon, le nouvel homme-clé du PS, Candice Nedelec, Gala, juin 2009
4 Professeur Léon Blum, promoteur de l'insulinothérapie en France, par Paul Frank et Jean-Marie Brigard, extrait de HISTOIRE & PATRIMOINE HOSPITALIER, revue de l'Association Les Amis des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, no 21 - 2009
5 Professeur Léon BLUM, Promoteur de l'insulinothérapie en France [archive], Paul Frank, Jean-Marie Brogard, www.judaisme.sdv.fr, 2009
6 Docteur Vincent et Mister Peillon, la double vie d'un intellectuel, Mathieu CASTAGNET, La Croix, 6 mars 2009
10 Organigramme [archive], site de l'Ambassade de France en Israël
11 Peillon, l'intellectuel à l'Education [archive], Europe 1, 17 mai 2012.

Ci-dessous, son discours est claire, et pas surprenant finalement...



Là, Peillon se lâche sur la chaîne i24news, cette nouvelle chaîne israélienne :



Trois éléments d’information inédits ressortent du passage de Vincent Peillon sur i24news :

- Juifs de France : interrogé sur l’afflux de Français juifs en Israël, le ministre a exprimé une réponse étonnamment laconique. «La communauté française est appelée à s’élargir», a fait savoir Vincent Peillon. Même François Hollande, l’homme qui s’est déclaré « prêt à entonner un chant d’amour pour Israël et pour ses dirigeants », avait contredit Benyamin Netanyahu en octobre 2012 quand le Premier ministre avait encouragé les juifs de France à venir en Israël. Dans le cas de Vincent Peillon, aucun bémol : il ne déplore pas cette émigration et se contente simplement de la constater.

- « Théorie du genre » : dans ce débat sociétal qui fait rage depuis la « Journée de retrait de l’école », le ministre a utilisé un mot singulier pour caractériser les établissements scolaires concernés. « Foyers d’infection » : telle est l’expression employée par le membre du gouvernement pour désigner ces écoles dans lesquelles des parents d’élèves ont retiré leur enfants.

- Désinformation : de plus en plus décontracté au cours de cette interview complaisante, Vincent Peillon lâche presque une confidence inattendue, se félicitant d’« essayer de cacher aux médias » les nombreux incidents relatifs à des comportements présentés comme anti-républicains (parmi lesquels figurent nommément le geste de la quenelle et le départ d’apprentis djihadistes en Syrie).

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