dimanche 5 octobre 2014

LMPT, Christian Vanneste pose la question : Pourquoi défiler ?

Des milliers de braves gens vont à nouveau battre le pavé à l’appel d’un mouvement de moins en moins protégé de la récupération politique. Une nouvelle fois, une ligne de résistance va tenter de s’organiser pour préserver l’enfant des manipulations idéologiques à l’école et médicales à l’Hôpital, pour lui éviter le cauchemar du « Meilleur des Mondes », cette utopie pessimiste d’Aldous Huxley qui devient chaque jour plus réelle dans nos sociétés. L’enfant n’est pas un produit destiné à satisfaire les désirs ou les fantasmes. L’enfant n’est pas un esprit qu’il faut soustraire à sa famille pour le programmer idéologiquement. La logique des échecs et des replis de ces résistances doit toutefois nous rendre lucides. Pourquoi cette digue résisterait-elle davantage que les précédentes ?

Le PACS contre lequel le RPR s’était battu avec vigueur a été conforté fiscalement par l’UMP dont il est devenu un dogme appelé à être enrichi sous la forme d’un pacte d’union civile. Le mariage unisexe a été voté. Une grande partie de l’UMP s’y est opposée, mais déjà la plupart de ses membres considèrent avec un « ouf » de soulagement que l’on ne reviendra pas sur cette question. L’argument invoqué est l’existence de couples issus de ces « unions ». La réalité est que beaucoup de responsables de la majorité précédente y étaient favorables en raison des pressions internes et externes au parti mais que la prudence vis-à-vis des électeurs demandait de ne pas mettre en évidence. Le comble de l’hypocrisie est atteint lorsqu’on dit comme l’ancien Président, candidat à la présidence de son parti, que ce n’est pas le moment d’y revenir, parce qu’il y a la crise. Les manifestants devront donc se demander d’abord s’ils vont être à nouveau roulés dans la farine.

Précisément, étant totalement impuissants à résoudre les vrais problèmes pour lesquels ils ont été élus, c’est paradoxalement sur les sujets de société que les politiciens affichent leurs préférences ou leurs différences, parfois leurs évolutions. Ainsi Nicolas Sarkozy, qui ne veut pas encombrer l’action politique par la remise en cause de la loi Taubira, souhaite constitutionnaliser l’interdiction de la Gestation Pour Autrui. Bel effet d’annonce à la veille d’une mobilisation contre son introduction en France, mais qui risque de n’avoir aucune suite, en raison des priorités économiques et sociales qui vont s’imposer… L’excuse est déjà prête. Son jumeau de gauche, Manuel Valls, favorable naguère à la GPA, y est maintenant opposé : un geste évidemment destiné à désamorcer la contestation. En fait l’un comme l’autre sont persuadés que la GPA se fera un jour en France et que le seul intérêt de la question est de capter, pour l’instant, une part de l’opinion. C’est plus facile qu’en annonçant un recul de l’âge de la retraite, une diminution des aides publiques et une augmentation des taxes, à quoi ils ont été condamnés l’un et l’autre, pour n’avoir pas pratiqué les réformes indispensables à temps.

Un peu de hauteur de vue permet de mieux percevoir la question et ses solutions. suivre le fil...

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